Panorama du crowdfunding

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Baromètre du crowdfunding 2016

Le 21 février dernier, une conférence de presse a été organisée par FPF et son partenaire KPMG à la Maison de Crowdfunding dans le cadre de la parution du baromètre 2016 du crowdfunding en France. L’étude révèle une croissance de 112% de la finance alternative (qui inclue le financement participatif, le prêt à la consommation en ligne, les fonds de prêt aux entreprises, la solidarité embarquée et les cagnottes en ligne). Le financement participatif a encore une fois bien progressé sur la période 2015-2016 avec une croissance des montants collectés de 40% passant de 166,8 millions en 2015 à 233,8 millions d’euros.

On dénote la plus forte progression sur les collectes en prêt (+46%), suivi de près par le financement participatif en don (+37%) et en investissement (+36%).

Le montant des collectes est notamment significatif sur le don avec récompense (61,4 millions d’euros collectés), le prêt rémunéré (40,2 millions d’euros), les obligations (45 millions) et l’investissement en capital (68,2 millions). Ces quatre secteurs du financement participatif représentent 92% du marché en 2016.

Le don sans récompense collecte 7,2 millions d’euros en 2016, en légère baisse par rapport à 2015. Le prêt non rémunéré stagne sur la période. Enfin le crowdfunding en royalties continu sa progression en doublant quasiment ses chiffres sur la période, en passant de 0,22 million d’euros collectés à 0,4 million (+82%). Malgré un poids moindre en termes de volumes, ces types de financements permettent d’adresser d’autres typologies de projets.

Logiquement grâce à cette bonne croissance au niveau du marché, le nombre de projets financés s’en retrouve impacté avec une progression de 20%, passant de 17 775 projets financés fin 2015 à 21 000 fin 2016.

Le secteur de la finance participative se développe encore dans de bonnes mesures. Sa progression reste néanmoins moins importante que sur la période 2014-2015 signe que « le marché gagne en maturité ».

Concernant la typologie des porteurs de projet, sans surprises les associations sont les structures faisant appel au financement participatif en don quand les entreprises commerciales sont davantage concernées par le prêt rémunéré et l’investissement. De manière globale, les secteurs financés en crowdfunding se répartissent de la manière suivante : économique (47%), culturel (19%) et social (25%).

Enfin, notons que quasiment un quart des projets (23%) sont issues de l’Île de France, suivi par la région Auvergne-Rhône-Alpes (14%) et Nouvelle Aquitaine (12%). Ces 3 régions concentrent 50% des porteurs de projet au sein de la finance participative en France.

Ce baromètre nous confirme la bonne santé du secteur et la continuité de sa capacité de développement. La confiance et le support de la foule étant présent pour financer les projets, les perspectives étant encourageantes à la vue des évolutions sur la période 2015-2016, l’un des prochains enjeux du secteur sera potentiellement d’harmoniser le développement du crowdfunding sur l’ensemble du territoire français.


Méthodologie employée pour l’année 2016

Contrairement aux années précédentes, FPF a décidé pour son Baromètre 2016 de revoir la méthodologie employée pour plus de clarification. Alors que dans les éditions précédentes les données regroupaient des acteurs parfois éloigner du financement par la foule, cette année, la distinction a été faite entre la finance alternative et la finance participative. La finance alternative regroupe un large panel d’acteurs dans des domaines tels que le financement participatif mais également le prêt à la consommation en ligne, les fonds de prêt aux entreprises, la solidarité embarquée et les cagnottes en ligne (tel que présenté dans l’étude publiée par l’université de Cambridge par exemple). La finance participative est une catégorie de la finance alternative et regroupe les plateformes Internet permettant à un ensemble de contributeurs de choisir collectivement de financer directement et de manière traçable des projets identifiés. Ils sont immatriculés comme Intermédiaire en financement participatif, comme Conseiller en investissements participatifs ou comme Prestataire de services d’investissement.

Profil des répondants :

76 plateformes ont été interrogées, qui peuvent avoir plusieurs modèles transactionnels.
3 répondants pour cagnotte en ligne ; 2 pour fonds de prêts aux entreprises en lignes ; 3 répondants pour prêt à la consommation ; 1 répondant pour solidarité embarquée ; 72 répondants en finance participative dont 36 en prêt (16 en prêt rémunéré à destination des entreprises, 13 en prêt en obligation, 4 en prêt minibons / bons de caisse et 4 en prêt non-rémunéré) ; 33 répondants en don (26 en don avec récompense et 7 en don sans récompense) et 23 en investissement (21 en capital et 2 en royalties).

Le Baromètre 2016 du crowdfunding en France est téléchargeable ICI.

Retrouvez les commentaires de Nicolas Lesur, président de FPF, dans un interview pour Challenges : Lire l’article: « Plus de 2,5 millions de français séduit par le crowdfunding » sur le site Challenges.fr 

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5th European Crowdfunding Network convention

From potential Brexit effects on Fintech to block-chain for crowdfunding: the 5th ECN Crowdfunding Convention is going to be an exciting one.

2016 is proving to be a hot year for crowdfunding and alternative finance globally. Brexit and its possible effects on crowdfunding, Lending Club’s scandal and its impact on P2P lending, the potential of block chain technology for crowdfunding are just a few of the discussions that shaped the first half of this year and will animate the 5th ECN Crowdfunding Convention. This high-level event, which is a reference meeting for the pan-European crowdfunding ecosystem, will gather experts and professionals from all over Europe to discuss these and many other topics.

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CP ORIAS – Stabilisation du nombre de plateformes

A l’occasion des 3° Assises qui auront lieues le 29 mars à Bercy, l’ORIAS publie un communiqué de presse pour faire un point d’étape sur l’évolution du nombre de plateformes enregistrées sur le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance.

À ce jour, 31 plateformes de crowdequity (financement participatif en investissement) disposent du statut de conseiller en investissements participatifs (CIP) dont 26 sont actives et 58 plateformes de crowdlending (financement participatif en prêt) disposent du statut d’intermédiaire en financement participatif (IFP) dont 38 sont actives.

Voir ici le communiqué de presse l’ORIAS du 22/03/2016

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Crowdfunding, a white weapon in a buoyant Middle East
By Nicole V. Hamouche
Advisor, Donors Relations

 

Crowdfunding came in the US, as a response to the financial crisis and was then exported to Europe. In the Middle East, the Arab Spring, which started in 2010, facilitated by the digital media boom have spurred a mindset that encourages individual initiative. Uprisings and demands for reform have been primarily led by middle class youth suffering from inequitable economic growth patterns and who have been taking a proactive role in advancing their future. New media enabled them assert their identity as individuals as well as the emergence of a certain type of independence.

As governments and large companies fail to generate the number of jobs required for them, many young people are turning to starting their own businesses; with a difficult access to capital. Major banks and financial institutions remain biased in favor of larger and less risky constituencies of the market. Only 8% of bank credits in the region address SMEs and only one out of five companies can get a bank loan – not to speak of equity financing extremely scarce for early stage initiatives – whereby SMEs account for 60% of jobs and represent the hires tank for the future (1). Hence, crowdfunding very naturally appeared in this landscape to fill the financing gap and support a buoyant and creative entrepreneurial scene. It is supported by a highly internet connected and tech savvy generation: in Egypt for instance, almost 40 million people regularly surf the web; more than 200,000 qualified and multilingual professionals work in the ICT sector and the government has set the target of doubling the share of this sector in the national economy to 8.5% by 2020, creating 250,000 new jobs in the process. In Iran, there are 30 million internet users for a population of 80 million inhabitants.

In this environment, several crowdfunding platforms saw the light in the last years, including in Iran – despite the control of the web by the authorities – some of which have already disappeared; the most prominent player being Zoomaal, a reward based – most platforms in the region are – regional platform that covers 22 countries. Zomaal has financed since its start two years ago about 100 projects for USD 1.3 million, which have created 500 jobs. Only one equity based platform, Eureecaa is operating in the region – much less investments but bigger tickets – equity investment being more complex as it entails the issuance of securities, hence serious regulation to protect both investors and entrepreneurs given the “virtual” dimension of the process. It is to be noted that Lebanon has been a pioneer in crowdfunding regulation, under the impulse of Dr Nasser Saidi, former vice Governor of Central Bank and Deputy Chairman of Eureecaa since 2012. However, the crowdfunding industry is still at its early days in the Middle East and many countries are still lacking clear regulations, noting that it was only a couple of days ago, two years after it proposed its original rules, that the SEC securities regulators in the US, approved new crowdfunding rules, allowing start-up companies to raise money from mom-and-pop investors over the internet. Along regulatory issues, online payment is also one of the obstacles that crowdfunding can be faced to in the MENA region. The latter has been addressed by Zoomaal for instance by providing payment solutions adapted to each market through prepaid cards, partnerships with money transferring agencies, etc.

In a crowdfunding market estimated at USD 5.6 billion in the MENA region (3) , driven by the strong penetration of social media, it is worthwhile for governments to put efforts in facilitating the business environment for the industry; especially as it is supporting sectors where both public and private funding is scarce and where demand is huge: art and culture, innovation and creativity, community and civil society projects (education, health, refugees, etc), social entrepreneurship, women empowerment… Zoomaal alone receives about 1000 applications monthly; a very small percentage of which only ends up going live on the platform, given eligibility and selection criteria. Hence, crowdfunding can be viewed by public authorities and by institutional donors as a means to empower specific economic and social sectors all the while a risk selection tool; to financial investors as well.

Most of investors in the Middle East today are culturally cautious and try to avoid ventures with an uncertain return on investment. Crowdfunding does give them some comfort from this standpoint: validation by the crowd ensures, to some extent, the viability of the project and creates a community of early adopters who will accompany the growth of the initiative. Also, the marketing buzz embedded in the crowdfunding campaign is a substantial competitive advantage with respect to traditional funding as well as the rapidity of the process – a campaign lasts 2 months on average, much faster than shopping around for a classical fund raising. This is why venture capitalists are now looking at successfully crowdfunded initiatives to fuel their pipeline and partnerships are being established between both players. Crowdfunding does not substitute to VCs and angel investors; rather it constitutes a layer in the financing scheme of the life of a company/an initiative. It is not by chance that major corporate investors, VCs and private equity players are leaning on Kikcstarter and the likes in the West.

In the East crowdfunding not only holds a financial mission but also an important social capacity as it empowers and enables the youth. This mission is particularly dear to Zoomaal, the platform based in Lebanon, which not only provides an infrastructure for fund raising but also engages in capacity building activities and partnerships with major accelerators in the region such as FlatsixLab in Egypt and Oasis 500 in Jordan and corporates such as Intel and Zain bringing exposure and opening doors to candidates, which are in need for this kind of support as much as for financing, if not more. The uniqueness of Zoomaal’s business model also stems from the matched funding challenges it launches regularly in partnership with international donors such as the British Council and Hivos. Challenges are competitions on a pre-defined theme: education, social innovation, women at the front line,etc whereby each dollar pledged by the crowd is matched by a dollar from the institutional donor, generating a significant multiplicatory effect: between 2x to 4x the initial funding on average; and it can go much higher; the Women pioneers’ challenge having reached a 9x multiple: a 20 000 USD initial budget ended up funding USD 180 000 of projects. One of the cornerstones of Zoomaal’s model is the interest it draws from the Diaspora: 50% of the contributions on the platform come from the Arab Diaspora, who is keen on giving back to the country of origin. Even the Central Bank in Lebanon in capitalizing on this fundamental trend is an initiative to be announced in 2016.

Crowdfunding can create novel partnership opportunities for institutional investors and governments, allowing them to achieve broader impact with existing funds. They can tap crowdfunding technology to support coinvestments in entrepreneurs and SMEs that have demonstrated traction in their own communities, and then measure their outcomes over time. Major players such as the European Commission and the World Bank have started to look at the model in the scope of their involvement in developing countries. In Lebanon UNDP already uses Zoomaal’s platform to raise funds for its rural development projects. For a region faced with the challenge of creating almost as many jobs as currently exist and of giving hope and dignity to its youth, crowdfunding is one potential inclusive solution that is worthy of serious exploration; as it could also very much fit with the sharia compliant finance market, which is significantly sizeable. The snow ball effect of such a model is bound to inspire youth and motivate them to endeavour; stay in their homelands and contribute to their own future. Initiative is freedom, badly needed in the region and crowdfunding allows initiative.

(1) Source: World Bank
(2) (foot note) Private companies were previously allowed to solicit only accredited investors – those with a net worth of at least $1 million, excluding the value of their homes, or annual income of more than $200,000.
(3) Source : Massolution

 

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La finance participative, facteur durable du développement territorial en Corrèze ?
André Jaunay
Vice-président de FPF
Fondateur de France Angels
Docteur en Sciences de Gestion

Le département de la Corrèze vient de lancer, en partenariat avec la Banque Publique d’Investissement (Bpifrance), et avec l’appui de Financement Participatif France, un programme très original et ambitieux pour développer la pratique de la finance participative, ou crowdfunding, sur son territoire.

Ce programme constitue, par ses objectifs et ses modalités, une innovation majeure : il s’agit de faire de la finance participative un facteur durable d’animation et de développement territorial.

L’idée est de s’appuyer sur le dynamisme extraordinaire du participatif pour favoriser l’esprit d’initiative et le développement d’activités, dans tous les domaines (économie, solidarité, environnement, patrimoine, culture, etc.), et pour valoriser localement l‘ensemble des ressources, dont l’épargne locale, ceci par un effort de communication en direction de l’ensemble de la population.

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Comment investir dans le crowdfunding
10 Août 2015
Le monde du financement participatif est peu réglementé. Il faut donc bien examiner les conditions de la plateforme sur laquelle vous investissez. Le rendement peut en valoir la peine.
Avez-vous déjà surfé sur les sites de financement participatif comme Lending Club, Kickstarter, Indiegogo, Wemakeit ou Cashare? Pour l’investisseur suisse romand qui s’intéresse au crowdfunding, les conférences sur le sujet sont légion, mais les conseils plutôt rares. A quoi faut-il être attentif, si l’on veut s’aventurer sur ces plateformes pour prêter de petites sommes, ou participer au capital de sociétés prometteuses? Aperçu.
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LE CROWDFUNDING, OUTIL CRÉDIBLE DU FINANCEMENT DE PROJETS – L’ACTION DE FINANCEMENT PARTICIPATIF FRANCE
FLORENCE DE MAUPEOU
Coordinatrice générale
Financement participatif France (FPF)
Juillet 2015 

Le financement participatif ou crowdfunding (financement par la foule) a émergé il y a moins de dix ans et, déjà, il est intégré presque systématiquement au business plan de création ou de développement de projets. Que ce soit du côté des associations qui doivent faire face à une baisse des subventions de la part des collectivités territoriales de plus en plus problématique ; du côté des projets technologiques et innovants qui cherchent à tester leur marché et acquérir une clientèle ; ou encore du côté des entreprises qui ne trouvent pas d’écho auprès des banques, trop frileuses, pour financer leur amorçage ou développement. COLLABORER POUR SE FINANCER. L’émergence des réseaux sociaux ces dernières années a profondément transformé nos comportements et usages et nous a introduits dans l’ère de la désintermédiation : le consommateur est à la recherche de liens directs qui le responsabilisent,
favorisent le partage et réduisent les coûts. On collabore pour se déplacer, se loger, consommer…, c’est donc tout naturellement qu’on en est venu à collaborer pour se financer.

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Crowdfunding : un risque à 11 milliards pour les banques américaines, selon Goldman Sachs

Edouard Lederer – 13 juillet 2015 / Les Echos.fr

La part des banques américaines sur le marché du crédit pourrait se réduire de 20 % face aux nouveaux acteurs, selon Goldman Sachs.

Si tu ne vas pas au « crowdfunding », le « crowdfunding » viendra à toi. L’adage est en train de se vérifier aux Etats-Unis où le développement de la finance participative commence à peser sur les résultats des grands groupes bancaires dans leurs activités de crédit.

 
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Quand le « crowdfunding » séduira les entreprises

Edouard Lederer / Les Echos.fr |

Si les plates-formes de financement participatif rencontrent un succès certain auprès des particuliers, leur essor reste timide chez les professionnels. Elles ne manquent pourtant pas d’atouts pour s’imposer auprès des PME et des auto-entrepreneurs.

C’est une nouvelle qui pourrait troubler le sommeil d’un banquier : en bouclant ce mercredi une levée de fonds de 31 millions d’euros – un record dans le petit monde de la FinTech française – et en accueillant Eurazeo à son tour de table, la plate-forme de crédits à la consommation Prêt d’Union rappelle de façon éclatante qu’il est désormais possible pour un particulier d’emprunter moins cher, tout en se passant de sa banque. L’ambitieuse plate-forme – qui met en relation investisseurs et emprunteurs particuliers – n’en est certes pas au niveau de l’américain Lending Club et de ses 1,6 milliard de dollars de crédits accordés au premier trimestre. Elle vise 160 millions d’euros de nouveaux prêts pour l’ensemble de 2015 et plus du double l’année suivante. Ce modèle, séduisant pour les particuliers, va-t-il aussi s’imposer chez les professionnels ? Verra-t-on demain des particuliers financer les entreprises ?
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Crowdfunding En France : Déjà 100% De Croissance En 2014

Marketing&Innovation / 19 juin 2015 / Andy Malunda

 

Le financement participatif, Crowdfunding en anglais, est une pratique qui consiste à investir, ou faire don de la somme que l’on veut à une association ou une entreprise. Le crowdfunding est une pratique qui s’effectuait déjà avant l’Internet. Cependant, l’essor d’Internet a provoqué le développement de plateformes spécialisées dans le financement participatif, qui voit son nombre de collaborateurs augmenter significativement d’années en années. C’est à ce sujet que nous avons interviewé Rony GERMON, Co-auteur du livre Le crowdfunding : les clés du financement participatif.

Le crowdfunding n’est pas un phénomène récent malgré ce que l’on peut penser

En effet, le crowdfunding n’est pas un phénomène récent. Prenons l’exemple du financement du piédestal de la Statue de la Liberté, si la statue en elle-même est un cadeau de la France aux Etats-Unis, le piédestal  a été financé via une forme de crowdfunding.

De façon plus récente, le crowdfunding a été utilisé comme mode de financement de la première campagne de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

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